[Social] État civil : identification des personnes sans actes de naissance, le ministère des affaires sociales et l’UNICEF s’y mettent

[Social] État civil : identification des personnes sans actes de naissance, le ministère des affaires sociales et l’UNICEF s’y mettent
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 La déclaration des naissances constitue un droit fondamental et universel. C’est le premier des droits, puisque c’est lui qui permet l’accès à l’exercice d’autres droits humains. L’absence d’état civil constitue un mécanisme absolu d’exclusion sociale. Les enfants non déclarés sont, en principe, en état de mort civile. C’est pourquoi, dans l’optique d’établir l’équilibre et permettre aux personnes non détenteurs de ce document d’état civil d’une importance capitale, notamment l’acte de naissance, de se faire enregistrer à fin de mettre en place une base de données, le Ministère des affaires sociales et des droits de la Femme en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) organisent une campagne d’identification de ces personnes, du 12 au 26 janvier 2022.

Hôtel de ville de Libreville

C’est donc pour tenter de résoudre ce sempiternel problème d’état civil lié à l’établissement d’actes de naissance que ces deux institutions, notamment le ministère en charge des affaires sociales et des droits de la Femme et l’UNICEF, vont conjointement mener cette opération au profil des personnes qui en sont dépourvus.

Il en sera donc question de répertorier toute personne sans acte naissance résidant dans la province de l’estuaire : Libreville, Akanda, Owendo, ntoum, Bikele, Cocobeach, Kango et leurs environs.

Pour se faire, les personnes concernées devraient faire le déplacement pour aller vers les sites d’enrôlement prévus à cet effet. Ce sont donc les mairies des six (6) arrondissements de Libreville.

Pour les communes d’Akanda, Owendo, Kango et Cocobeach, les enregistrements se feront à l’hôtel de ville tandis que les nécessiteux de la commune de Ntoum devront se retourner vers la mairie de Bikele ou encore l’hôtel de ville.

L’opération étant gratuite, c’est une occasion donnée aux personnes privées de ce précieux document, qui donne accès à bien de services et de droits humains, de se rapprocher de la fin de leur vie de citoyen non reconnu des services de l’État.

Cependant, il faut indiquer que le Gabon compte plusieurs milliers de personnes non reconnues de ses services publics dû à ce problème d’acte de naissance devenu presque phénoménal. Le rapport d’enquête menée par le gouvernement en 2014 faisait déjà état de l’existence de 15.115 personnes sans actes de naissance à travers tout le pays.

Ceci était dû, entre autres, aux délais très courts accordés au parents pour déclarer les naissances de leurs enfants; l’éloignement des services d’état civil pour certains citoyens vivants dans des coins et recoins du pays où, même l’accès aux soins de santé est un luxe et les moyens de transport sont rares. Aussi, on parlerait des personnes autochtones ou encore des Pygmées, à qui l’accès à plusieurs services publics est difficile, notamment l’état civil; et parfois même, le degré de pauvreté dans laquelle vivent certains familles qui, incapables de s’acquitter des frais d’accouchement, sont parfois obligées de quitter nuitamment l’hôpital pour en échapper ; etc.

Ainsi, pour ladite l’opération, les personnes nées dans un hôpital ou un quelconque centre de santé devra présenter :

– un certificat d’accouchement ;

– une copie légalisée de la pièce d’identité ou l’acte de naissance de chacun des parents ; et,

– deux demi photos d’identité dont l’une pour la personne concernée et une pour la mère.

Quant-aux personnes nées hors hôpitaux, elles devront leurs dossiers devront comprendre :

– un certificat d’âge apparent délivré par un médecin agréé ;

Une copie légalisée de la pièce ou l’acte de naissance de chacun des parents ;

Quatre copies légalisées des pièces de quatre témoins contré signées trois fois; et, 

– deux demi photos d’identité dont l’une pour la mère et l’autre pour le concerné.

La réussite et l’engouement autour de cette opération dépendra de la communication qui en sera faite. Les administrations concernées sont donc priées d’en faire large écho.

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UNO


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Journaliste

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