Santé

[Gabon] Chaîne de solidarité: Omar Ben Sala appelle à l’aide suite à son AVC

[Gabon] Chaîne de solidarité: Omar Ben Sala appelle à l’aide suite à son AVC

L’artiste musicien, auteur du hit “Cady ma fille ” est actuellement alité dans un lit d’hôpital à Port-Gentil. Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC), Omar Ben Salla a plus que jamais besoin de l’assistance de ses mélomanes et de toute bonne volonté. Une chaîne de solidarité a donc été lancée à cet effet. Nous ont confié des sources proches de la famille.

Coup dur pour les fans et membres de la famille de l’artiste Omar Ben Salla. Selon des sources proches de la famille, il aurait été frappé par un AVC en fin de week-end écoulé.

Interné à l’hôpital de Tchengué à Port-Gentil, l’artiste serait actuellement dans le besoin d’un soutien de ses fans et toutes personnes de bonne volonté.

C’est dans cette optique qu’une chaîne de solidarité a été lancée. Celle-ci vise à récolter un montant d’argent pouvant permettre à la famille de payer les frais d’hôpitaux et de la rééducation qui, sans doute, pourraient coûter les yeux de la tête à l’artiste.

Les personnes de bonne volonté sont priées de faire leurs gestes au numéro Airtel Money prévu pour la circonstance : 077.41.90.98, répondant au nom de Jean Blaise Oyono Nguema.

Cependant, il vaudrait mieux le signaler, ce brillant artiste de la Rumba gabonaise étant déjà handicapé moteur de naissance, un AVC non traité ou tardivement pris en charge pourrait davantage lui compliquer l’existence

Prompt rétablissement à Omar Ben Sala.

Hermann L.

[Enquête Santé] Amissa Bongo de Franceville : un hôpital régional à l’agonie qui manque du nécessaire

[Enquête Santé] Amissa Bongo de Franceville : un hôpital régional à l’agonie qui manque du nécessaire

L’hôpital Amissa Bongo de Franceville semble à l’agonie. Il ne se passe presque plus un jour sans que les usagers ne se plaignent du manque d’éléments basiques qu’une structure de santé de sa trempe ne devrait manquer. Des consommables élémentaires, pour des premiers soins, aux plateaux techniques, presque rien n’y existe.

Ils sont nombreux ces patients qui se plaignent des carences observées au centre hospitalier régional Amissa Bongo de Franceville.

Dans le cadre d’une enquête anonyme, menée par notre équipe, il nous a été permis de constater que cette structure sanitaire souffre de plusieurs maux. Partant des consommables de première ligne à certains plateaux techniques, le vide y est notoire.

C’est du moins ce que nous avons pu relever de nos échanges anonymes avec un certain nombre de patients admis dans cet établissement sanitaire à notre passage.

Interrogés sur la situation, ces derniers nous ont confié qu’il serait désormais fait obligation aux malades ou à leurs parents de fournir au personnel soignant un certain nombre d’outils de travail, tels que des gants.

“… lorsque nous avons été admis ici, on nous a demandé d’acheter des gants pour permettre aux infirmières de travailler”, nous a confié l’un d’entre eux, avant qu’un autre, accidenté, nous informe du manque d’appareils de radiologie dans cet hôpital.

Après l’accident, nous avons été admis ici en urgence. Delà, des radios nous ont été prescrites et nous avons été orientés vers une clinique privée pour le faire car, ne pouvant se faire à Amissa Bongo, par manque d’appareils”, a-t-il témoigné malgré lui et alité dans son lit d’hôpital.

Signalons, à toutes fins utiles, que le centre hospitalier régional Amissa Bongo de Franceville est la plus grande structure sanitaire de toute la province du Haut Ogooué, en dépit de toutes ses carences.

Notons également que dans le cadre de cet enquête, nous nous sommes rendus essentiellement dans les services de médecine, chirurgie, laboratoire, mais aussi radiologie. Dans ceux-ci, le manque du nécessaire est palpable.

Pour un cas grave nécessitant une transfusion sanguine, en plus du manque de poches de sang au laboratoire, il est demandé aux parents, non seulement d’en trouver eux-mêmes des donneurs, mais aussi, d’acheter en pharmacie des sacs isothermes (poches vide pour contenir du sang).

Des sacs isothermes contenant du sang.

C’est le même scénario pour placer une perfusion. Là aussi, il reviendrait aux malades de fournir aux soignants des cathlons, des perfuseurs, du sparadrap et même, du coton.

Cependant, dans le souci de mener une enquête juste et équilibrée, nous avons tenté de recueillir les avis du personnel soignant. Malheureusement, ceux qui ont été consultés n’ont pas daigné prendre la parole, pour des raisons méconnues de notre équipe.

Celle-ci est donc là, une situation réelle mais qui semble n’inquiète aucune autorité compétente. Et comme toujours, ce sont les populations qui en paient le prix, quand bien même cette structure serait en voie d’être transformé en centre hospitalier universitaire (CHU).

Vivement que les autorités compétentes jettent un regard sur cette situation, qui perdure, afin d’y apporter une réponse conséquente.

Cependant, l’on pourrait, sans risques de nous tromper, dire que le cas d’Amissa Bongo n’en est pas isolé. Car, le constat est quasiment le même pour les autres structures sanitaires de l’ensemble du pays.

Herman L.

[Gabon/Santé] lutte contre la drépanocytose: le CNTS lance la deuxième phase du dépistage gratuit du 8 au 15 août  

[Gabon/Santé] lutte contre la drépanocytose: le CNTS lance la deuxième phase du dépistage gratuit du 8 au 15 août  

Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a, depuis lundi 8 août dernier, lancé la deuxième phase du programme de dépistage gratuit de la drépanocytose à Libreville. Déjà en cours au siège du CNTS situé au 38 rue du docteur Kong, cette opération va s’étendre jusqu’au 15 août prochain.

Considérée comme la plus fréquente et la plus grave des hémoglobinopathies manifestées en Afrique noire, avec une prévalence du trait qui varie entre 2 et 13% dans les régions sahéliennes; et entre 25 et 30% en Afrique centrale, la drépanocytose constitue une véritable problématique de santé publique au Gabon.

Avec 24% de porteurs du trait hémoglobine S et 2,2% d’homozygotes SS, la démarche qui consiste à se faire dépister pour connaître son profil, grâce à l’électrophorèse, est un très importante et très conseillée. Celle-ci permet de protéger son couple et de sécuriser la santé de ses futurs enfants, en les éloignant de toute éventualité de naître porteurs d’un trait de cette maladie.

C’est donc dans cette optique que le CNTS a lancé cette deuxième phase du dépistage gratuit de la drépanocytose qui a démarré lundi 8 août 2022 et prendra fin le 15 août prochain.

Pour cette opération, qui intervient après la première qui avait eu lieu le 19 juin dernier lors de la journée mondiale de la drépanocytose, le CNTS ouvre les portes de son siège, situé au centre ville à l’entrée du Centre hospitalier universitaire de Libreville, à toutes les catégories de personnes, de deux sexes et dont l’âge varie entre 5 à 50 ans.

C’est une superbe action du CNTS qui mérite d’être saluée, au regard de l’acuité avec laquelle se pose cette problématique et de l’impact de cette maladie dans la société gabonaise. Et, surtout quand on sait que l’examen de l’électrophorèse est habituellement payant.

Espérons que cette campagne, lancée par le CNTS à titre préventif, attire véritablement du monde, afin que le grand nombre sache désormais son profil, grâce à un examen d’électrophorèse gratuit, pour mieux déterminer avec quel autre profil se mettre en couple; et prévenir la naissance des enfants porteurs du gène de la drépanocytose.

CWO

[Santé] Gabon: 70% des malades atteints du VIH-SIDA ont accès au traitement

[Santé] Gabon: 70% des malades atteints du VIH-SIDA ont accès au traitement

Devenu source de querelles au Gabon depuis plusieurs mois, l’accès au traitement du VIH/SIDA a finalement atteint un pourcentage de plus de 50%. Selon l’Organisation des Nations Unies pour le Sida(ONUSIDA), 70% de séropositifs au Gabon ont accès au traitement.

C’est au cours d’une séance d’échange et de travail, que l’organisation en charge de la lutte contre le VIH SIDA a, par la voix de son représentant au Gabon, livré plus amples informations, en terme de statistiques sur des personnes atteintes de cette maladie en République Gabonaise.

Selon Françoise Ndayishimiye, la représentante de l’ONUSIDA au Gabon, 70% des séropositifs ont accès au traitement par des antirétroviraux(ARV).

En effet, il est à noter qu’au Gabon, environ 46.000 personnes vivent avec le VIH/SIDA. 36.000 d’entre eux, soit 82%, connaissent leur statut.

Quant-à leur accès aux médicaments, on dénombre environ 25.375 personnes, soit 70%, qui y ont accès.

Ces chiffres ont été communiqués au public, en présence des acteurs de la lutte contre la propagation du VIH-SIDA au Gabon, dont le ministère de la santé, les partenaires à la lutte, les acteurs de la prise en charge, la société Civile, etc.

Cependant, en terme de perspectives, Emmanuel Patrick Efame Eya, conseillé en information stratégique au bureau de l’ONUSIDA, a fait noter que, de plus en plus de personnes vivants avec le VIH SIDA (PVVIH) ont accès aux tests relatifs à la charge virale.

« On peut déjà se féliciter parce qu’avant, on n’avait pas un grand nombre de personnes qui pouvaient faire la charge virale. Mais aujourd’hui, on a quand même pu atteindre plus de 10.000 personnes qui en ont accès, et dont plus de 6 000 ont une charge virale indétectable. Ce sont des rapports qui sont encourageants » a t-il fait mention.

L’accès au dépistage du VIH-SIDA étant facilité au Gabon, beaucoup de citoyens devraient être amenés à vérifier leur statut afin d’être fixés sur la question. Car, vivre en connaissant son statut sérologique est mieux qu’être dans l’ignorance. Plutôt la maladie est dépistée, mieux serait la prise en charge.

CWO

[Gabon] Communauté : rideau sur la formation des référents à l’initiative du RENAPS/AJ, le Fond Mondial et leurs partenaires

[Gabon] Communauté : rideau sur la formation des référents à l’initiative du RENAPS/AJ, le Fond Mondial et leurs partenaires

Tombée des rideaux sur la session de formation des relais communautaires, organisée par le Réseau National pour la Promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive (RENAPS) et le Fond Mondial. Celle-ci s’est tenue à Libreville du 05 au 08 juillet 2022 avec l’apport des experts venus du Copil Corona virus, des Programmes nationaux de lutte contre la Tuberculose, le Paludisme et le VIH SIDA.

Une vue des participants issus de l’association des personnes handicapées du Gabon/ © RD. EMG

Ce sont au total plus de 80 référents communautaires qui ont pris part à cette session de formation, articulée autour d’un certain nombre de modules touchant le VIH SIDA, la tuberculose (TB), le Paludisme, et meme la COVID-19 et son impact sur la prise en charge des autres infections au Gabon.

Venus de l’intérieur du pays et de Libreville, ces participants ont représenté chacun une organisation communautaire de laquelle est-il membre, à l’instar de la Croix Rouge Gabonaise(CRG), SIS Gabon, Assoaf, l’Association Nationale des personnes handicapées, le Mouvement Masuku Autrement dans l’inclusion et la Noblesse (La MAIN) et bien d’autres.

Constitués en deux grands groupes, ces Relais communautaires (RC), encore appelés Assistants de Santé Communautaire (ASC) ont tous bénéficiés d’un renforcement des capacités quant-à l’importance que revêt leur rôle dans cette chaîne pour l’obtention des meilleurs indicateurs, pouvant conduire à la mise en place des mécanismes efficaces et efficients pour la lutte contre le SIDA, la TB, le Paludisme et la COVID-19. Un ensemble de maladies qui, semble-t-il, ont des forts liens à certains niveaux.

Ainsi donc, 4 jours ont suffit pour ces ateliers qui se sont achevés hier, vendredi 08 juillet 2022, sous une note de satisfaction de la part des participants, qui se sont dits aptes à rejoindre leurs régions et départements sanitaires pour se mettre au service de la communauté, en mettant en pratique ce qu’ils ont reçu, pour la recherche, le suivi et l’accompagnement des maladies.

À la clôture de celle-ci, les référents communautaires ont rejoint leurs domiciles après avoir reçu une partie du paquetage destiné à leurs missions de terrain, tout en remerciant le Fond Mondial pour son implication comme en tant que plus gros partenaire financier dans cette aventure du don de soi à la communauté, avec déjà près de « 3 milliards » d’investissement au compteur, dans cet important projet, depuis 2016 à aujourd’hui.

UNO

[Santé] COVID-19 au Gabon: la courbe de contamination grimpe progressivement

[Santé] COVID-19 au Gabon: la courbe de contamination grimpe progressivement

Plusieurs mois après la chute, presque totale, du nombre de cas positifs à la Covid-19, la tendance semble se renverser depuis un moment. Ainsi, malgré la sortie du Ministre gabonais de la Santé, le Dr. Guy Patrick Obiang Ndong, pour évoquer ce rebond des cas covid-19, on constate  que la courbe continue de grimper. Ce qui fait comptabiliser au pays un nombre total des cas Covid-19 positifs de 281, au regard du dernier rapport en date du Copil.

Après plusieurs mois de levée des mesures restrictives contre le Corona virus, et l’absence remarquée des cas de contamination sur l’étendue du territoire national, le virus semble s’être ravisé pour sévir à nouveau au Gabon.

En effet, depuis un moment déjà, les rapports publiés par le Copil Corona virus, sur la surveillance épidémiologique au Gabon, nous indique que le pays enregistre une montée progressive des cas testés positifs à cette pandémie. Ce, dans 4 provinces sur les 9 que compte le territoire national.

En guise de référence, le rapport datant du mercredi 29 juin 2022, publié par le Copil Corona virus, entité en charge de la gestion de cette pandémie au Gabon, relève que le pays compte actuellement 281 personnes contaminées.

Celles-ci sont réparties et identifiables dans 4 provinces dont, l’Estuaire qui bat le record avec 201 contaminées ; l’Ogooué-Maritime qui totalise 67 cas Positifs ; le Haut-Ogooué qui en compte 11; et enfin dans le Woleu-Ntem où on en retrouve 2.

À ce titre et dans l’optique de faire face à cette montée progressive de la contagion, le Ministre de la santé, le Dr. Guy Patrick OBIANG, interpellait déjà les populations, lors de sa dernière sortie médiatique, sur la nécessité de rester focus et de continuer de respecter toutes les mesures préventives.

Ainsi donc, la population est invitée, selon les autorités sanitaires, au port du masque dans les lieux publics, afin d’éviter une propagation rapide de la maladie. C’est d’ailleurs dans cette lancée que s’est exprimé le Porte parole de la Présidence de la République, Jessy EKOGA ELLA, lors de sa conférence de presse tenue hier vendredi 1er juillet 2022. Il a, lors de ces échanges avec la presse, invité les populations à plus de vigilance et d’engagement Pour cette lutte.

CWO

[Santé] Gabon: reprise de la prise en charge des patients CNAMGS dans les hôpitaux publics du Gabon pour deux mois

[Santé] Gabon: reprise de la prise en charge des patients CNAMGS dans les hôpitaux publics du Gabon pour deux mois

Les patients, assurés de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), vont de nouveau être reçus dans les hôpitaux publics du pays, sans trop de tracasseries, et bénéficier des avantages que leur offre cette assurance. Ce, pour seulement deux mois avant d’être à nouveau suspendus, si le gouvernement ne parvenait pas à trouver de solutions fiables aux problématiques posées par les professionnels de santé qui, après près d’un mois de boude, ont décidé de mettre un peu d’eau dans leur vin. 

Près d’un mois après l’annonce de la suspension de la prise en compte des feuilles de soins et d’examens CNAMGS, dans les structures sanitaires publiques du Gabon, les professionnels de la santé, via leurs responsables syndicaux, sont parvenus à se réviser et, ont décidé de mettre momentanément une pause à cette décision. Ce qui signifierait que des patients assurés CNAMGS jouiront à nouveau de leurs privilèges durant deux mois, le temps que le gouvernement de la République satisfasse le cahier de charges de la coalition des syndicats des fonctionnaires de la santé : Syndicats des médecins fonctionnaires du Gabon et le syndicat national du personnel de santé.

C’est donc ce mercredi 25 mai 2022 que ces syndicats ont, lors d’un point de presse, annoncé la levée de la mesure visant la suspension de la prise en charge des patients immatriculés CNAMGS dans les hôpitaux publics du Gabon. Une mesure qui avait été mise en place par ces derniers, à cause de la non prise en compte de leurs revendications par le gouvernement.

Ainsi donc, au cours de ce point de presse, ils ont invité la tutelle à mettre en place une commission de suivi de la dette CNAMGS, composée des responsables d’hôpitaux, de la tutelle et des partenaires sociaux.

Aussi,  ont-ils invité l’Etat gabonais à verser la part patronale dans le fonds des agents publics, sans oublier le paiement de la dette des hôpitaux, en cessation depuis 2018.

Cependant, pour veiller à ce que la reprise de la prise en compte des feuilles de soins et d’examens CNAMGS soit effective et respectée dans les hôpitaux, les responsables syndicaux de la santé ont donné la conduite à tenir à leur collègues.

« Nous invitions les personnels de santé à reprendre l’usage de la fiches CNAMGS qui, aujourd’hui, est la seule garantie de l’accès aux soins pour tous. Aussi, nous avons décidé d’accorder un délais de deux mois au gouvernement pour la mise en œuvre des recommandations susvisées à compter du 1er juin 2022 », a-t-on noté de l’intervention de Serghes Mickala Moundanga, responsable du syndicat national des personnels de la santé au Gabon.

Avec cette reprise, bien que conditionnée, on ose espérer que les autorités compétentes se servent de cette période de trêve pour trouver une solution durable et pérenne à cette situation, qui handicap un secteur aussi sensible que la santé.

 

 

CWO

[Gabon] Suspension de la prise en charge des patients immatriculés CNAMGS: les fonctionnaires vont-ils accepter de cotisés ce mois?

[Gabon] Suspension de la prise en charge des patients immatriculés CNAMGS: les fonctionnaires vont-ils accepter de cotisés ce mois?

Le 5 mai dernier, la coalition des syndicats du secteur Santé au Gabon, dont le syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (SYMEFOGA) et le syndicat national de la santé (SYNAS), ont décidé de suspendre la prise en charge des patients immatriculés CNAMGS dans les hôpitaux publics du pays. Une décision qui, jusqu’à aujourd’hui, demeure toujours d’actualité au regard de la sortie du mardi 17 mai des responsables syndicaux de la santé. D’où les interrogations des fonctionnaires gabonais, qui se demande si des prélèvements mensuels seront opérés sur leurs revenus comme d’habitude.

La guerre continue entre la coalition des syndicats de la santé, au Gabon, et les autorités gabonaises sur la prise en charge des patients immatriculés CNAMGS dans les hôpitaux du Gabon.

En effet, en début du mois de mai, les défenseurs des intérêts du personnel santé au Gabon décidé de suspenddre la prise en compte de feuilles CNAMGS au Gabon.

Ainsi, entre la décision de suspendre cette prise en charge et son exécution, ces leaders syndicaux ne se sont pas faits prier avant de passer à l’action. Les raisons évoquées par ces derniers étaient la non prise en compte de leurs différentes revendications par les autorités gabonaises.

Comme pour montrer leur détermination et leur intention de rester fermes sur leur décision, ce 17 mai dernière, ils sont revenus à la charge, à l’occasion d’un point de presse, suite au mutisme du gouvernement face à la situation qui perturbe actuellement le secteur.

<<La coalition réaffirme que le mot d’ordre de suspension des feuilles de soins et d’examens CNAMGS est toujours maintenu. La coalition reste en attente de l’ appel du Ministre de tutelle afin de matérialiser le dialogue social tant prôné par le président de la République>>, a déclaré le Dr. Mengue M’asseko Christianne.

Cependant, en considérant que la prise en charge des feuilles de soins et d’examens CNAMGS reste toujours suspendue à ce jour, il est à noter qu’une question revient avec insistance dans les quartiers de Libreville depuis un moment.

L’on se demande si pour ce mois, la contribution, au titre de la solidarité nationale, directement prélevée sur les revenus mensuels des fonctionnaires du Gabon serait toujours effective.

Car, il est à signaler qu’une bonne partie de la force financière de la Caisse Nationale de Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) lui vient des cotisations mensuelles de travailleurs du secteur public.

<< … actuellement, nous nous posons tous cette question. Notamment celle de savoir, si nous sera prélevé ce mois de mai, alors que nous n’avons pas été pris en charge par la CNAMGS en ce mois>>, nous a confié Natalie claire M.

Vivement que les négociations entre le gouvernement et les syndicats du secteur santé portent de fruits, afin que cette situation trouve une issue favorable et pérenne.

[Santé] Gabon: les patients immatriculés CNAMGS ne seront plus pris en charge dans les hôpitaux publics jusqu’à nouvel ordre

[Santé] Gabon: les patients immatriculés CNAMGS ne seront plus pris en charge dans les hôpitaux publics jusqu’à nouvel ordre

Les syndicats du secteur Santé au Gabon, à l’instar du Syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (SYMEFOGA) et le Syndicat national des agents de santé (SYNAS), ont décidé de ne plus recevoir les patients assurés à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) dans les hôpitaux publics. Les malades bénéficiants de cette assurance maladie doivent désormais payer la totalité des frais d’hôpitaux.

Tel qu’annoncé, ce serait à cause du non respect du gouvernement de leurs revendications, visant à sauver les hôpitaux du Gabon, que ces deux syndicats de la santé ont, conjointement, décidé de ne plus recevoir les gabonais immatriculés à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale( CNAMGS).

Pour rappel, grâce à la CNAMGS, les gabonais, reconnus économiquement faibles et assurés, payaient, jusqu’avant cette décision, 20% de leurs frais d’hospitalisation, consultation et d’ordonnance. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 mois, quant-à eux, avaient droit aux prestations sanitaires gratuites.

Ainsi, ces biens faits étant désormais suspendus, comme l’ont annoncé les praticiens de la santé, ces assurés CNAMGS devraient dorénavant payer cash leurs frais de consultation et autres dans les structures de santé publiques du pays.

La tarification étant fixée ainsi qu’il suit: 10.000 Francs CFA pour une consultation spécialisée contre 8 000 FCFA pour une consultation en médecine générale dans les Centres Hospitaliers Universitaires(CHU); 8 000 francs et 5 000 FCFA pour les hôpitaux régionaux; et 3000 à 2 000 FCFA pour les petits centres de santé et les dispensaires des villages.

De ce fait, il est claire qu’aucun citoyen lambda ne saurait accueillir cette nouvelle avec enthousiasme.

Cette situation pourrait véritablement mettre en mal le vécu de plus d’un citoyen et, fragilité davantage la santé des gabonais économiquement faibles (GEF), sachant qu’ils gagnent même à peine de quoi se nourrir et nourrir leurs familles au quotidien, à cause, en grande partie, de la mauvaise répartition des richesses du pays, comme beaucoup s’accordent à le dire.

Vivement que les autorités se saisissent, avec diligence, de la situation pour qu’une solution viable et pérenne soit trouvée.

 

CWO

[Gabon] Gestion des fonds COVID-19 : deux cabinets de la Présidence de la République interpellés par le COPIL CITOYEN

[Gabon] Gestion des fonds COVID-19 : deux cabinets de la Présidence de la République interpellés par le COPIL CITOYEN

Deux cabinets de la Présidence de la République gabonaise interpellés par le Copil Citoyen, dans le cadre de la phase deux de sa mission de contrôle et d’interpellation des personnes physiques et morales, qui auraient participer dans la chaîne de gestion des fonds COVID-19. Deux courriers ont donc été déposés, hier mercredi 27 avril 2022, dans deux cabinets bien identifiés du Palais du bord de Mer.

Les membres du COPIL CITOYEN lors d’une conférence de presse à Libreville

Dans le cadre de ses missions, allant dans le sens du controle de la gestion des fonds COVID-19, le COPIL CITOYEN s’est rendu, hier mercredi 27 avril 2022, à la Présidence de la République pour déposer deux courriers.

Ces courriers déposés, à la Présidence de la République, étaient destinés aux cabinets  du Directeur de Cabinet Adjoint et du porte parole de la Présidence de la République.

Le Premier cité a été saisi par l’instrument citoyen de contrôle de l’action publique, pour solliciter de lui des données explicatives pour l’achat de 1000 lits, qui auraient coûté une fortune au Copil Gabonais.

Le courrier déposé au cabinet du Directeur de Cabinet Adjoint de la Présidence de la République objecte d’amener les Responsables dudit Cabinet à donner des éclaircissements « sur les 20 milliards de dépenses pour l’achat de 1000 lits d’hospitalisation, 145 lits de réanimation, 145 respirateurs achetés à plus de 4 milliards, près de 17 millions de masques. »

Dans cette démarche, le COPIL CITOYEN s’est interrogé sur l’implication du DirCab Adjoint de la Présidence de la République, dans l’exécution de ces dépenses, alors qu’il n’est ni ordinateur, ni membre du Copil Gabonais.

<<… le Directeur de Cabinet Adjoint de la Présidence de la République n’étant ni ordonateur, encore moins membre de la riposte COVID, en engageant ces dépenses, est-ce un don de la Présidence de la République?>>, s’interrogeaient ces contrôleurs de la chose publique dans le rapport journalier publié hier mercredi 27 avril 2022.

Quant au courrier numéro deux, il a été déposé au Cabinet du porte-parole de la  Présidence de la République. À ce dernier, le COPIL CITOYEN demande des explications pour avoir validé des factures des fournisseurs communication, sans être membre de la sous-commission communication dans le cadre de la riposte Covid-19.

<<... sans être membre de la sous-commissions communication des ripostes COVID-19…>>, le porte parole de la Présidence de la République <<…est celui ayant validé les factures des fournisseurs communication.>>, a relevé le rapport.

 On parlerait d’un règlement de <<…près de 80 millions de FCFA de factures communication adressées à la Présidence de la République.>>, tel que mentionné dans le rapport du COPIL CITOYEN.

Ainsi donc, étant dans une démarche citoyenne, qui lui va très bien comme un gant, le COPIL CITOYEN souhaite simplement avoir plus d’informations sur ces anomalies constatées, avant la production de son deuxième rapport portant sur le contrôle physique.

Par cette démarche, les membres de cette entité hautement citoyenne dont son porte-parole, Geoffroy Foumboula Libeka et les autres, expriment là, leur citoyenneté.

 

UNO