[Planète verte] Gabon: pour l’extension du parc national des plateaux Batéké, les populations appelées à céder leurs habitations aux lions et autres félins

[Planète verte] Gabon: pour l’extension du parc national des plateaux Batéké, les populations appelées à céder leurs habitations aux lions et autres félins
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Les populations des plateaux Batéké pourraient être contraintes de céder leurs espaces de vie aux lions et bien d’autres animaux féroces. Cette option pourrait devenir naturellement imparable si le projet d’extension du parc national des plateaux Batéké venait à se concrétiser. Surtout, si on y introduisait des lions, tel qu’il serait prévu dans le cadre du projet panthera du wcs et une ONG internationale. La cohabitation lions/ humains étant presqu’ impossible.

Une famille des lions: image illustrative

En effet, dans le cadre de préservation de la nature et la protection d’un certain nombre d’espèces animales, le Gabon, sous la présidence de feu Omar Bongo Ondimba, avait initié la création d’une série des parcs nationaux. 13 au total dont celui des plateaux Batéké, créé avec l’expertise du WCS avec pour Directeur de projet Romain Calaque.

Le parc des plateaux Batéké, comme tous les autres à travers le pays, avait été créé avec une délimitation territoriale qui permetait, quand-même, aux populations autochtones de continuer de vivre et de se nourrir de façon naturelle, grâce notamment à la chasse, la pêche, la cueillette, l’agriculture etc. Celà, sans compter sur l’aide et l’accompagnement de l’état, initiateur du projet.

Aujourd’hui, les autorités, en charge des questions environnementales, envisageraient d’étendre ce parc naturel des plateaux Batéké, situé au sud-est du Gabon avec extension jusqu’à la lisière avec le Congo Brazzaville. En plus de son extension, il serait également envisagé l’introduction de lions grâce auxquels l’espèce pourrait se reproduire et augmenter sa proposition.

Cependant, n’ayant jamais bénéficier d’un quelconque appui de l’état depuis la création de ce parc, inscrit dans la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 20 octobre 2005, les populations autochtones des villages environnants s’insurgeraient contre ce projet qui, selon elles, viendraient davantage limiter leur espace de vie et mettre en danger leurs vies.

Selon plusieurs sources concordantes, une mission des parcs nationaux aurait été commise dans cette partie du pays pour se rendre dans l’espace choisi afin d’implémenter des limites. Pour se faire, les populations des villages concernés, notamment Saye, Lewou, Ekouyi-mbouma, Kebiri, kessala, Osselé et Kessala devraient dépêcher chacun deux représentants pour accompagner la mission, le mardi 5 avril dernier, et participer au repérage des limites, des vestiges et des cimetières ancestraux.

Car, un accord aurait été donné, par des autorités locales, pour que le parc s’étende jusqu’au village Kessala, où devrait être introduit un lion pour s’adjoindre à l’existant et perpétuer l’espèce.

Ainsi, sachant que la cohabitation hommes et animaux féroces est impossible, les populations du canton Djouya, dans le département des plateaux, pourraient être contraintes de laisser leur maisons aux animaux et poursuivre l’émigration, qui aurait d’ailleurs déjà commencé depuis des années, vers Franceville et Moanda pour les uns et Leconi pour les autres.

La question qu’on se poserait là-bas serait celle de savoir à qui profite le crime : << À qui profiterait réellement un tel projet, favorisant l’exode rural et la disparition de plusieurs villages ?>>

 

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Journaliste

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