[Gabon] Transport en commun: les conducteurs font la loi sous le regard impuissant des usagers.

[Gabon] Transport en commun: les conducteurs font la loi sous le regard impuissant des usagers.
Image illustrative du transport en commun. © RD. EMG
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Depuis l’avènement de la pandémie covid-19 au Gabon, le secteur du transport en commun au Gabon s’est transformé, peu à peu, à la cour du roi pétaud; au regard des agissements et des comportements dont sont auteurs les transporteurs et leurs boys chauffeurs jugés très malpolis. Entre les conducteurs des bus qui fixent les prix d’un trajet selon leurs humeurs et les boys chauffeurs qui parlent sans respect aux clients, plus rien ne semble plus correcte dans ce secteur d’activité.

Image illustrative du transport en commun. © RD. EMG

Le transport en commun, au Gabon, est presque devenu à ce jour un casse-tête chinions pour les populations de la capitale. Tout semble désormais aller de travers au sein de ce secteur d’activité, tant sollicité par les populations.

En effet, depuis plusieurs mois déjà, un phénomène prend de l’ampleur dans ce secteur, sans qu’une autorité ne bouge son petit doigt. Ce, à la grande peine des usagers de la route.

Il s’agit ici de l’anarchie que l’on observe, pour le déplorer, dans le transport en commun à Libreville, où les tarifs en partance d’une zone A à une zone B, qui étaient jadis règlementés par les autorités et respectés par les chauffeurs dans ce secteur, sont désormais assujettis à aux humeurs de ces derniers. C’est le cas de la ligne gare routière Owendo au terminus la SNI qui est passée de 300 FCFA avant le coronavirus à 500 FCFA en cette période de crise sanitaire suite à la réduction du nombre des passagers dans le bus. Aujourd’hui, ce même trajet est dorénavant emprunté que par des usagers capables de débourser 700  pour l’aller et 700 FCFA pour le retour.

Quant à celle de IAI vers le carrefour la SNI ou au terminus de la SNI, le tarif est quelquefois tablé à 500 FCFA par certains conducteurs.

Aussi, parallèlement à cette inflation de tarifs, l’on déplore un autre phénomène concernant les boys chauffeurs qui, avec le temps, ont fini par ériger en règle la fâcheuse manière de s’adresser aux clients sans aucun respect. Nous a souvent bien pu les attendre dire: << … c’est 700 franc l’arrivée pour le terminus de la SNI, si tu veux pas tu descends.>>

Ce sont donc là deux phénomènes, dont les victimes sont les populations, semblent ne pas inquiéter le ministère de tutelle ou encore le syndicat dudit secteur d’activité.
« C’est incroyable ce que nous vivons au Gabon dans les transports en commun. Il y’a un abus du client qui ne dit pas son nom. Déjà les distance de 100 FCFA n’existent plus, les taximen fixent les prix des trajets selon que ça leur enchantent, ce n’est vraiment pas possible. », nous a expliqué Phillipe NKa.

De ce pas, Chantale Pouba s’est indignée par rapport à l’attitude des boys chauffeurs des bus exerçant dans le secteur du transport en commun.
« Ces enfants qui font la portière dans ces bus n’ont aucun respect pour les clients que nous sommes. Quand tu demandes l’arrêt et qu’ils dépassent de quelques mètres, au lieu de s’excuser, ils te crient dessus comme si tu étais leur enfant. »

Ainsi dit, il sera bon que le gouvernement jette un coup d’œil  pédagogique et répressif sur ce secteur qui, en ce temps de covid-19, ne fait pas de cadeaux aux populations, déjà gravement impactées par cette crise.

C.W.O., pour la Rédaction d’Éthique Média Gabon

ethiquemediagabon.com

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