[Gabon] société : Que s’est-il réellement passé hier au bord de la Zadié ?

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Le département de la Zadié, dont le chef lieu administratif est Mekambo, était une fois de plus en mouvement hier, après les précédentes marches et la réunion tenue le mois écoulé en présence des responsables du ministère des eaux et forêts, les WWF, les autorités locales et la population, compte tenu du conflit Homme/Faune. La manifestation d’hier, mardi 25 mai, semble avoir atteint son apogée, au regard des dégâts matériel et du traumatisme vécu par les uns et les autres.

Que s’est-il alors réellement passé? Pourquoi tous ces débordements? Contre qui? Et pour quelle fin?

L’entrée de la ville de Mekambo barricadée par les manifestants en colère, ©R.D EMG

Après le mouvement d’humeur qui avait conduit à l’incendie de la Brigade de gendarmerie de Mekambo en 2018, un autre fait , qualifié d’extrême par certains, s’est produit hier en terre kota.

De quoi était-il question?

Il se trouve que le préfet du département de la Zadié en poste à Mekambo a était pourchassé par la population demandant son départ imminent pour plusieurs raisons qu’elle juge assez.
En plus du préfet, c’est quasiment les 80% de l’effectif de l’ antenne DGDI de Mekambo qui a été également obligé de quitter la ville en cascade avec en tête le Lieutenant chef d’antenne.

Pour précision, retenons que  »la chasse » à ces autorités à eu lieu après avoir vandalisé leurs domiciles et bureaux de ces derniers.
Selon certaines Sources ayants requis pour l’ anonymat, sachant les représailles découlant souvent de ce genre de mouvement, les cibles des manifestants pour cette journée  »battons le bitume » était le préfet, le LT chef d’antenne DGDI et les WWF.

A cet effet, nous avons posé la question de savoir pourquoi eux? Que leur reproche t-on ?

À cette question, trois raisons principales ont été évoquées :

1) le préfet serait pourchassé pour lenteur administrative dans la résolution du conflit Homme/ Faune, mais aussi pour avoir reçu en catimini une mission d’écho garde sans en aviser les auxiliaires de commandement et les autorités locales.

<<…. aussi, pendant qu’on parlait au préfet, il n’a pas hésité de nous faire le doigt d’honneur au travers de sa fenêtre. C’est ce geste qui a conduit au débordements car a-t-il voulu nous narguer.>>, nous a confié une manifestante en colère.

2) Quant-au LT chef d’antenne, on lui reprocherait l’arrogance et le méli-mélo. La DGDI ferait dans la confusion des missions avec les WWF en organisant des patrouilles en Lieu et place des WWF et échos garde.

<Le lieutenant a manqué du respect la veille de cette marche en plein réunion devant le préfet qui n’a malheureusement rien dit. Ce, en présence du président du conseil départemental de la Zadié. Le préfet et le Lieutenant sont donc complices, ils doivent partir d’ici ensembles.>> déclarait un autre manifestante défoulé.

3) Pour le cas des échos garde, seraient-ils allés un peu loin dans leurs missions avec des fouilles extrêmes sur des riverains.

Cependant, quel bilan en découle de cette journée brûlante à Mekambo ?

Selon les informations remontées à notre rédaction, plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés, notamment à la résidence du préfet et à celle du chef d’antenne DGDI où tout a été dévasté et jeté dehors : meubles, télévisions, documents, des vivres frais y compris. À cela, s’ajoute le bureau DGDI où tout bien, dossiers, téléphones et écran plat ont été pris et détruits.

Les effets du préfet mis à la cour pour son départ réclamé, ©R.D. EMG

Pour ce qui est des WWF et échos garde, c’est quasiment tout le Camp en construction à l’aéroport qui a été vandalisé. Leurs tenues, motos, scooters, TV, matelas, fusils et carburant ont été emportés.

Signalons que la journée fût tellement chaude que le préfet aurait eu la vie sauve grâce à la diligence de la brigade de gendarmerie de Mekambo qui l’aurait sorti de la maison, habillé en militaire pour tromper la vigilance des manifestants. Ce, sans savoir où étaient passées ses petites filles traumatisées pour avoir vécu en live cette déchaîne populaire. Il aurait donc été mis sous protection à ladite brigade. Pendant ce temps et bien heureusement, le Lieutenant chef d’antenne DGDI et quelques  uns de ses collaborateurs étaient déjà en fuite vers makokou.

Pour la suite, nous apprenons qu’une opération des arrestations de certains manifestants et vandales a débuté depuis ce matin très tôt. Plusieurs d’entre eux sont actuellement détendu pour nécessité d’enquête.

©

Rédaction ethiquemediagabon.com


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