[Gabon] Sit-in à la présidence de la République : pour avoir été escroqué par un agent de la sécurité pénitentiaire, un groupe de jeunes prévoit assiéger le Palais du bord de mer sous 72h

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Un groupe de jeunes gabonais prévoit assiéger le Palais du bord de mer, s’ils ne trouvent gain de cause, d’ici 72 heures, donc 3 jours, par rapport à une  »escroquerie » dont-ils auraient été victimes. Ils se seraient fait escroqués par un agent de la sécurité pénitentiaire, en service au commandement en chef de cette administration, sous tutelle du ministère de la Justice, sis au gros bouquet.

Port de galons à quelques agents de la sécurité pénitentiaire / image pour référence au corps auquel appartient Kapitho

Organisés autour d’un groupe d’une dizaine de personnes, tous victimes de cet agent véreux, ces jeunes compatriotes ont pris la ferme résolue d’organiser un sit-in, sous 72 heures, à la Présidence de la République, si une suite favorable n’est donnée à leurs nombreuses plaintes, portées contre ce ripoux dans les rangs de l’administration en charge des prisons.

Entrée principale du Palais présidentiel du GABON

En effet, selon les informations que nous avons pu recueillir auprès des deflatés, leur escroc est agent de la sécurité pénitentiaire affecté au commandement en chef.

Autrefois sergent chef, ce dernier aurait été rétrogradé au grade de caporal pour des faits similaires à ceux qui pèsent actuellement sur lui.

Selon l’information que nous ont livrées ses victimes, le ripoux s’appellerait Kapitho E. A., sergent chef rétrogradé au grade de Caporal à la sécurité pénitentiaire, contre qui plusieurs plaintes ont été déposées dans les bureaux de l’inspection de la sécurité pénitentiaire pour avoir escroqué 150.000 FCFA par tête à plusieurs civiles, et même, à ses propres collègues, dans l’optique de faciliter leur incorporation à la gendarmerie nationale. Une voie très simple et très facile pour lui de se faire, de temps en temps, une santé financière en attendant les fins du mois.

Résidant  à Glace, Kapitho aurait empoché, de ses victimes, près de 2.000.000 de nos francs sans remplir sa part du marché.
<<... il nous prenait 150.000 FCFA, pour les uns, et un peu plus pour les autres, comme frais médicaux et l’achat des paquetages militaires avec lesquels irons-nous en formation.>>, nous a confié un des victimes de Kapitho, avant d’ajouter ceci: <<... Il nous a même demandé, un jour, de lui donner 10.000 FCFA pour le carburant de l’IVECO; et nous envoyait faire des examens médicaux au CHUO chez un de ses contacts.>>.

À ce qui paraît, Kapitho aurait tout un réseau avec lequel partage t’il l’argent issue de la naïveté de ses victimes, et de leur désespoir face au chômage qui sévit sévèrement la jeunesse.

C’est donc, eu égard à tout ce qui précède que le groupe des victimes, en parti composé des étudiants à la quête d’un emploi, ont résolu d’assiéger la présidence de la République pour interpeller la première autorité gabonaise, car, disent-ils, << … l’inspection de la sécurité pénitentiaire semble protéger son agent véreux.>>, au regard du silence qu’elle entretiendrait et la sérénité dont fait preuve Kapitho, malgré les nombreuses plaintes déposées contre lui.

<<Nous avons décidés d’aller faire un sit-in à la Présidence de la République si l’inspection de la sécurité pénitentiaire ne prend au sérieux nos plaintes.>>, nous ont confié les plaignants.

Pour rappel, le Sergent chef Kapitho, devenu Caporal, serait un habitué des faits. Parmi ses victimes, on compte même ses propres collègues.

Vivement que cette interpellation, faite par le canal cet élément de presse, parvienne aux oreilles de qui de droit, afin que la lumière soit faite sur cette affaire qui n’honore par l’administration des hommes en treillis, d’ailleurs, déjà très mal vue par le grand public, du fait des mauvaises pratiques régulièrement observées et décriées dans ces milieux.

UNO


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Journaliste

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