[Gabon] Les parlementaires de l’opposition donnent un cours de Droit à Denise Mekam’ne en réponse à sa récente sortie

[Gabon] Les parlementaires de l’opposition donnent un cours de Droit à Denise Mekam’ne en réponse à sa récente sortie
LIKEZ / PARTAGEZ AUTOUR DE VOUS !

Faisant suite à la récente sortie de Denis Mekam’n, Ministre d’État en charge des relations avec les institutions constitutionnelles, les députés et sénateurs de l’opposition ont, par le biais d’un communiqué de presse, tenu à lui répondre, pour les avoir recadrés suite à leur sortie du 25 janvier 2022. Sortie durant laquelle, les élus de l’opposition interpellaient le gouvernement quant-au non-respect des textes en vigueur, en rapport avec la gestion de la crise sanitaire Covid-19 au Gabon.

Le groupe des parlementaires de l’opposition gabonaise lors de leur sortie de 25 dernier.

Après cette sortie de la Ministre d’État chargée des Relations avec les institutions constitutionnelles, Denise Mekam’ne, recadrant les élus de l’opposition, ces derniers ont tenu à répliquer.

En effet, dans un communiqué de presse, les représentants de l’opposition gabonaise, au parlement, ont rappelé à leur interlocuteur, certaines dispositions de la loi gabonaise en matière de lutte contre la covid-19.

<<Réagissant à la déclaration des parlementaires de l’opposition faite, le 25 janvier 2022, sur l’absence de promulgation de la loi de ratification de l’ordonnance N° O12/PR/2021 du 11 août 2021, portant prorogation des mesures de prévention, de lutte et de riposte contre la Covid-19, le gouvernement par la voix du ministre d’État en charge des Relations avec les Institutions Constitutionnelles, s’est autorisé à fustiger notre méconnaissance des procédures législatives tout en nous accusant de jouer à « un certain jeu ».

En réponse à ces propos, nous tenons à souligner ce qui suit :

« La crise sanitaire que subissent les gabonais depuis deux ans a été l’occasion pour le gouvernement, de façon répétée, de banaliser l’état de droit. Cette situation requiert la vigilance des Parlementaires de l’opposition.

Dans le cadre d’une démocratie, des mesures aussi graves qui s’inscrivent dans la durée auraient dû coïncider, à défaut d’une concertation élargie, à une écoute attentive des forces vives de la nation.

On aurait pu considérer qu’au mépris des aspirations du peuple, le gouvernement aurait eu au moins la décence de se conformer au respect scrupuleux de la loi fondamentale.

La réaction du ministre en charge des Relations avec les Institutions constitutionnelles confirme au contraire la conjonction des dérives de ce Gouvernement.

En effet, comment le ministre d’Etat, peut-elle affirmer que « la Cour Constitutionnelle vérifie la constitutionnalité de toute loi prise en République Gabonais » ?

Elle évoque pour cela l’article 84 de la Constitution. Or, cet article se borne à énoncer le champ de compétence de la Cour constitutionnelle. Pour le comprendre, il suffit de lire l’article 85 de la même Constitution qui indique que « les lois organiques et les ordonnances portant sur le domaine de la loi organique sont soumises par le Premier ministre à la Cour constitutionnelle avant leur promulgation ou leur publication.« >>, a t-on pu lire de ce communiqué de presse.

Cependant, quelle en sera la suite ? Madame le ministre, Denis Mekam’n, devrait-elle encore répondre à cette autre parution de l’opposition siégeant au parlement ?


LIKEZ / PARTAGEZ AUTOUR DE VOUS !
Journaliste

Journaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.