[Gabon] examens de fin d’année scolaire : les élèves et enseignants de l’intérieur du pays peinent à rejoindre les centres faute de routes praticables

[Gabon] examens de fin d’année scolaire : les élèves et enseignants de l’intérieur du pays peinent à rejoindre les centres faute de routes praticables
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C’est le même schéma, même scénario qui se reproduire chaque année pour les candidats aux baccalauréat et les enseignants de l’intérieur du pays. A cause du manque, ou encore du mauvais état de nos routes, ils peinent chaque année à rejoindre leurs différents centres d’examens pour les élèves; de correction et secrétariat pour les enseignants, acteurs majeurs dans le déroulé et la bonne tenue de cet examen. C’est une situation très complexe, qui les expose parfois au danger. 

Depuis quelque jours, une vidéo devenue vitale sur les réseaux sociaux mettait en scène des candidats au Baccalauréat, en provenance de Medouneu, dans la province du Woleu-Ntem, dans un état de marche vraiment pitoyable pour rallier Oyem, où étaient-ils attendus pour prendre part aux épreuves pratiques d’EPS, avant de poursuivre plutard avec les épreuves écrites du Bac.

À cause du mauvais état de la route, leur arrivée à Oyem a été retardée. Trempés, les pieds dans de l’eau et la boue, ils ont été quelque fois contraints de marcher pour passer des bourbiers.

Exaspérés, ces jeunes compatriotes, représentants une partie de l’avenir du Gabon, ont dû entonner l’hymne national de leur cher et unique pays, la Concorde, pour espérer interpeller les plus hautes autorités du pays.

Ainsi, au regard de l’enclavement que vivent plusieurs localités gabonaises, on parvient à la conclusion selon laquelle, cette  situation désolante n’est pas propre et singulière à la province du Woleu-Ntem. Car, il ya quelques semaines en arrière, on a pu voir des enseignants de la ville de Iboundji traverser un bourbier dans la pelle d’un engin d’une société d’exploitation forestière, alors qu’ils rentraient de Koul-Moutou pour l’examen du CEP.

Là-bas, ils avaient également fait face à cette visible réalité qui démotive, quelquefois, plus d’un, les obligeant même à faire les mains et des pieds pour se faire affecter ailleurs. Et dans ce cas, c’est la localité qui perd du personnel.

À noter que pour paraître vedette dans cet état péteux, Boumango, dans la province du Haut-Ogooué, Aboumi, Onga etc. ne sont pas en reste. Là-bas aussi, c’est le même scénario pour rallier les centres d’examens de Franceville.

<< Chaque année, nos enfants risquent leurs vies pour aller composer à Oyem. La route n’est pas praticable, et les chauffeurs font parfois la course sur la route. Mais, les enfants n’ont pas de choix>> a confié Suzanne, jointe au téléphone par notre rédaction.

Ce point de vue est d’ailleurs partagé par les élèves, qui sont eux même, eux cœur de cet examen et vivenet avec peine cette réalité.

<<La route ici n’est pas bonne. Pire encore en période pluvieuse. Étant donné que nous sommes obligés d’aller à Oyem pour l’examen, nous n’avons donc pas de choix que d’affronter cette réalité.>> nous a confié Charles MBA par téléphone.

Face à cette réalité, il serait bien que les autorités gouvernementales prennent toutes les dispositions nécessaires pour mettre sur pied un réel mécanisme d’aménagement et de désenclavement des localités de l’intérieur du pays. Car, tous ces jeunes gabonais sont égaux et devraient profiter, où qu’ils soient, des potentiels que leur offre leur pays, le Gabon.

Aussi, c’est peut-être le moments d’interpeller les autorités politiques de chaque recoin du pays, afin qu’ils pensent un temps soit à leur faiseur, la population qui fait d’eux, les élus qu’ils sont.

CWO


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Éthique Média Gabon

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