[Gabon -Analyse] concours d’entrée ENI/ENS: une discrimination motivée par la lenteur administrative dans la gestion des carrières des agents publics

[Gabon -Analyse] concours d’entrée ENI/ENS: une discrimination motivée par la lenteur administrative dans la gestion des carrières des agents publics
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Le gouvernement de la République, par le biais de son administration en charge de l’Education Nationale, a ouvert le processus de dépôt des dossiers pour candidater au concours interne d’entrée aux Écoles Normales, où sont formés les enseignants au Gabon. Il s’agit notamment de l’École Normale des Instituteurs (ENI) et l’École Normale Supérieure (ENS) qui, pour la dernière citée, est l’unique au Gabon dans la formation des enseignants du second degré général. Cependant, comme tout concours, celui d’entrée à l’ENI et l’ENS, a aussi des exigences auxquelles, faudrait-il satisfaire pour y être éligible.

En effet, le concours d’entrée à l’École Normale des Instituteurs (ENI) et l’École Normale Supérieure (ENS), session 2022, a été annoncé le jeudi 11 février dernier.

Ce, après plusieurs mois de revendications menées par des agents de l’éducation nationale, organisés autour des organisations syndicales. Le concours, tant attendu, aura donc finalement lieu du 22 au 25 mars de 2022, sur toute l’étendue du Territoire National.

LIRE AUSSI: [Gabon] ENI/ENS: les concours internes d’entrée, session 2022, en fin ouverts https://ethiquemediagabon.com/gabon-eni-ens-les-concours-internes-dentree-session-2022-en-fin-ouverts/

Cependant, pour conditionner la participation au dit concours, qui d’ailleurs ne concerne que des internes, donc des agents de l’État déjà en fonction, avec ancienneté, le Ministère de l’Education Nationale a exigé, entre autres, la titularisation, assortie d’une ancienneté d’au moins cinq (5) ans, comme l’une des conditions essentielles pour l’éligibilité à ce concours.

Ainsi donc, en fixant à 5 ans, le minimum de temps pour le critère d’ancienneté, pour prétendre prendre part à ce concours, d’une part; et la titularisation comme une autre des conditions sinequanone à l’acceptation du dossier d’un candidat, d’autre part, le gouvernement de la République aurrait, subtilement, laisser entendre que, en principe, cinq(5) années en exercice suffiraient pour qu’un agent de l’État voit son statut changer, donc, être intégré et titularisé.

Or, dans le cas, très particulier, du Gabon, le gouvernement est, lui-même, conscient qu’il pourrait exister dans ce pays plusieurs agents publics qui travaillent depuis plusieurs années avec, malheureusement, le statut de stagiaire « éternel » et toujours pressalariés, alors que le statut général de la fonction publique leur confère le droit de muter, de changer de statut après ce temps (un maximum de 2 ans).

Dans le cas décrit supra, le Ministère de l’Education Nationale en est une parfaite illustration. Ce dernier regorge, en son sein, plusieurs exemples. C’est le cas, par exemple de certains enseignants « sans longs bras » comme on aime à le dire, des promotions sorties Écoles de 2015, 2016 et 2017, pour ne citer que ceux là, qui pourtant totalisent déjà 5 ans et plus, mais ne seraient pas éligibles au concours car, sont-ils, pour certains, seulement intégrés, mais pas titularisés.

À ce niveau, l’on pourrait bien se demander, à qui incomberait finalement la faute? À quoi s’attendrait donc le gouvernement lors qu’il fixe ces conditions, déjà décriées par plus d’un, quand bien même, est-il gérant des carrières administratives des agents et sait pertinemment que la titularisation, comme critère d’éligibilité, causerait du tort à plusieurs agents qui ne le sont toujours pas, malgré leurs cinq (5) ans et ans d’ancienneté.

D’où la discrimination que d’aucuns jugent « bien entretenue par le gouvernement, via la lenteur dans la gestion des situations administratives des agents de l’État. »

De ce fait, et pour faire simple, comme nous l’a suggéré M. KASSA, « cette condition devrait être levée. »

 Ainsi, le gouvernement pourrait profiter des années que passeront ces admis , non titularisés, en formation, pour tout mettre en place, afin que, une fois sortis de leur stage, qu’ils soient automatiquement classés dans la catégorie adaptée et bénéficient du statut qu’il faut.

Car, c’est aussi cela l’égalité des chances tant chantée, ici et là, par les apôtres et les évangélistes d’Ali Bongo Ondimba et de son gouvernement.

 

ONU


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Journaliste

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