[Éducation] Gabon: Patrick Mouguiama Daouda compte lancer un recrutement direct de 700 enseignants alors que plus de 600 sortis de l’ENS sont toujours assis à la maison

[Éducation] Gabon: Patrick Mouguiama Daouda compte lancer un recrutement direct de 700 enseignants alors que plus de 600 sortis de l’ENS sont toujours assis à la maison
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Le Gabon, via son ministère de l’éducation nationale, envisage de procéder à un recrutement direct de 700 enseignants pour espérer combler le défit observé dans le paysage éducatif national. L’effectif actuel des enseignants n’étant plus suffisant, vu le besoin qui se crée au quotidien. Le recrutement direct serait donc la solution palliative et immédiate à ce manque criard des chargés de cours sur l’étendue du territoire national, mais surtout à l’intérieur du pays. Cependant, il est à noter que l’école normale supérieure (ENS) compte à ce jour deux cuvées des diplômés déjà prêts à affronter le terrain, en tant qu’enseignants formés et professionnels de l’éducation.

Patrick Mouguiama DAOUDA, Ministre de l’éducation nationale/ Gabon. RD

En effet, lors de sa récente sortie à la rencontre des partenaires sociaux, notamment les organisations syndicales du secteur éducation dont il est le premier responsable, le Ministre Patrick Mouguiama Daouda a dévoilé, dans la foulée, les ambitions de son département ministériel de procéder à un recrutement direct des enseignants pour combler le déficit des 700 que compte le pays.

Pour se faire, un appel à candidature devrait être lancé au moment opportun, à l’issue duquel, ceux qui auraient satisfait aux critères de sélection subiront une formation express de 90 jours, donc près de 3 moins.

Cependant, il ya quand-même lieu de se questionner sur les réelles motivations du ministère de l’éducation à recruter des diplômés sortis des grandes écoles et même des universités, quand on sait que l’école normale supérieure (ENS), à elle seule, traînent plus de 600 diplômés, formés exclusivement pour la profession enseignante.

On pense ainsi aux deux dernières cuvées livrées entre 2020 et 2021. Notamment les 25e et 26 promotions, qui comptent respectivement 350 (affectés mais en attente de leur premier pressalaire depuis plusieurs mois déjà) et 284 enseignants sortis il ya quelques mois déjà, mais toujours en attente des affectations.

Ce sont donc au total 634 enseignants qui, jusqu’aujourd’hui, attendent que le gouvernement, via le ministère de l’éducation, règle leurs situations afin qu’ils prennent officiellement leur service où besoin sera, et servent le pays dans ce pourquoi ont-ils été formés. Mais hélas, leur état de mendicité dans lequel leur plonge le gouvernement n’est pas proche d’être oublié.

Entre temps, rappelons que, courant 2021, une note avait été sortie par le secrétariat général dudit Ministere, mettant fin au processus de traitement des dossiers au compte du recrutement direct.

Aussi, plusieurs promotions d’enseignants demeurent, à ce jour,  stagiaires, quand bien même ont-ils déjà franchi la période d’essai prévu par les textes régissant le statut général de la fonction publique. Après 3 à 5 années de service, beaucoup parmi n’ont toujours pas encore été recrutés.

Sur ce, attendons de voir comment compte procéder Patrick MOUNGUIAMA DAOUDA pour y parvenir, étant donné que les enseignants qui seront directement recrutés seront payés par fonds propres du ministère de l’éducation nationale.

UNO


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Journaliste

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