Economie

Gabon : 680 000 gabonais vivent avec moins de 600 francs CFA/ jour

Gabon : 680 000 gabonais vivent avec moins de 600 francs CFA/ jour

Malgré les politiques et les délicieux discours prononcés par le gouvernement gabonais, les conditions de vie des populations gabonaises semblent ne connaître d’améliorer. Bien au contraire, semblent-elles se dégrader de jour en jour. Selon le rapport de la Banque mondiale, 680.000 gabonais vivent avec moins de 600 francs CFA par jour.

Une vue de l’un des quartiers populaires de Libreville, la capitale gabonaise, où vivent plusieurs populations démunies

Cette révélation chiffrée du niveau de vie des gabonais est à mettre à l’actif du dernier rapport de la Banque mondiale, datant de 2022. Dès chiffres assez influencés et impactés par la pandémie covid-19 qui, à l’instar des populations d’autres pays du monde, aussi suffisamment causé du tort aux gabonaises et gabonais, sur le plan soci-économique.

En effet, au regard des données de 2022 sur le Gabon, le taux de pauvreté national est désormais estimé à 34,1% en 2021, contre 32,4% en 2019. Aussi, le même rapport indique qu’au Gabon, 680.000 gabonais vivent chaque jour, avec moins de 600 francs CFA.

Mais aussi que, entre 2019 et 2021, les chiffres en terme de pauvreté ont augmenté de 32.000 nouveaux pauvres dans tout le pays. Une augmentation non négligeable et qui, d’ailleurs, serait dûe en bonne partie aux effets indésirables de la COVID-19, qui a été à l’origine de plusieurs restrictions mises en place par les autorités gabonaises dans le but de limiter la propagation de la maladie sur le territoire national.

Notamment, le télétravail, la limitation du nombre de personnes dans certains milieux, la fermeture de plusieurs entreprises et petits commerces, entraînant par conséquent au chômage technique bon nombre de compatriotes.

Ainsi, en dépit des politiques mises sur pied par les gouvernants, dans l’optique de relancer l’économie nationale gabonaise, plusieurs entreprises n’ont toujours pas pu se relever de ces coups liés aux mesures infligées par le coronavirus pendant plus de deux ans.

CWO

Habitat: le Gabon veut encadrer le prix des loyers

Habitat: le Gabon veut encadrer le prix des loyers

Faisant face aux députés, le 24 janvier dernier, lors de la déclaration de sa politique générale, le Premier ministre chef du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze, est revenu sur la problématique des loyers au Gabon. Une préoccupation devenue un véritable casse-tête chinois pour les populations, qui sont pour la plupart économiquement faibles. À ce sujet, Alain Claude-Bilie-By-Nze a promis d’y jeter un regard particulier pour tenter de soulager les gabonais.

Un engagement du Premier ministre qui, une fois concrétisé, sera d’un grand apport pour les populations qui, au quotidien, subissent des injustices venant des propriétaires des maisons, encore appelés bailleurs, avec la fixation anarchique des prix qui, parfois, se fait selon la tête du client.

En effet, il est important de souligner que, le secteur de l’immobilier au Gabon n’est pas encadré. C’est donc l’anarchie totale qui règne en maître et plane à tous les niveaux de la société. Ce qui d’ailleurs, semble faire du locataire, un sans droits. Quelqu’un pour qui les droits peuvent être impunément violés par les bailleurs.

C’est donc dans l’optique d’établir de l’ordre dans ce secteur, tout aussi important pour les populations que pour l’État, que le Chef du gouvernement entend y jetter un coup d’œil assez particulier.

Rappelons d’ailleurs que cette volonté de structurer le secteur de l’immobilier au Gabon avait déjà été émise par l’ancien ministre de l’Economie, Jean-Marie Ogandaga qui, en 2018, avait invité les propriétaires des maisons en location de se faire enregistrer à la Direction générale de la concurrence et de la consommation. L’objectif visé étant de faire appliquer l’article 8 de l’ordonnance N°1 /87 du 26 février 1987. Malheureusement, de l’expression de cette volonté, rien de concret n’y était sorti.

Vivement donc, que cette fois soit la bonne, afin que les gabonais soient un temps soit peu allégés dans ce sens.

CWO

Economie : vers une révolution de la Zone Économique Spéciale (ZES) de NKOK

Economie : vers une révolution de la  Zone Économique Spéciale (ZES) de NKOK

Par décision gouvernementale, le Gabon entend révolutionner sa Zone Économique Spéciale (ZES) de NKOK. Située à 27 kilomètre de Libreville, la capitale gabonaise, la Zone économique à régime privilégié de NKOK est sur le point de changer de statut et de nom, en devenant Zone d’investissement spéciale (ZIS).

Une décision des autorités gabonaises prise dernièrement, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2023, avec comme objectif, l’amélioration des performances de ladite zone.

Pour les gouvernants gabonais, ce changement de nom, entrainera le changement du statut juridique de la ZES de NKOK, pour lui permettre d’accueillir tout type d’entreprises exerçant dans les domaines d’activités industrielles, commerciales, agricoles, technologiques, touristiques, de la recherche, de l’éducation, mais également, des services qui pourraient être profitables aux investisseurs procédant des agréments.

Aussi, en plus du changement de statut, qui aura pour conséquence immédiate le changement de nom, le gouvernement gabonais compte également implanter, au sein de ce pôle économique, un service logistique multimodal. Celui-ci sera composé d’un quai d’embarquement et de déchargement, une aire de stationnement, des entrepôts autour d’un réseau d’infrastructures de transport multiforme et doté de la route, la voie ferroviaire ou encore fluviale.

Par ces nouvelles transformations de la ZES de NKOK, le gouvernement gabonais voudrait la conduire vers une amélioration de ses performances pour faciliter la liquidation des marchandises qui y sont produites. Mais également, de réduire les délais d’approvisionnement en produits et services proposés par ladite zone.

Ceci étant, il est important de rappeler que la ZES de NKOK a été créée en 2012, dans le but d’accélérer l’industrialisation du Gabon, et booster son économie, en attirant des investisseurs des quatre coins du monde. Un défi quasi relevé par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, au regarde des résultats et des performances actuels

CWO

Vie chère au Gabon : la DGCCRF sur le point d’amplifier les contrôles sur le terrain 

Vie chère au Gabon : la DGCCRF sur le point d’amplifier les contrôles sur le terrain 

Compte tenu des proportions inquiétantes que prend la vie chère au Gabon, mais aussi des déviations de certains opérateurs économiques part rapport aux orientations des autorités compétentes, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Repression des fraudes (DGCCRF) compte renforcer ses contrôles sur le terrain en vue de lutter contre ce phénomène.

Aperçu d’une équipe de contrôleurs de la DGCCRF au cours d’une opération de contrôle

Cette décision prise par l’administration, bras séculier de l’État, en charge de la lutte contre la vie chère au Gabon intervient un mois après la mise en application de la nouvelle mercuriale, rentrée en vigueur le 1er octobre dernier, sur 48 produits de première nécessité.

En effet, selon un communiqué de la DGCCRF, 2000 opérateurs on été visités dans le Grand Libreville à ce jour, et environ 700 commerçants ont été convoqués suite aux observations faîtes essentiellement sur la pratique illicite de prix, le dépassement de prix, et pour défaut d’information aux consommateurs par le non-affichage des prix. Un constat réalisé auprès de 30 % des opérateurs visités.

C’est donc pour tenter de mettre un terme à ces malices des commerçants véreux, que des brigades de contrôle seront mises sur le terrain.

Pour l’efficacité et l’atteinte des objectifs escomptés pour cette opération de contrôle et de répression, ces brigades sillonneront même les quartiers dont l’accès semble difficile.

Ainsi, tel que souhaiter par les populations, qui d’ailleurs sont les premières victimes de ses mauvaises pratiques, on espère vivement que celle-ci ne soit qu’ une annonce sans effets,  mais plutôt, un projet qui verra effectivement le jour dans le but d’alléger le panier de la ménager de ces citoyens dont le pouvoir d’achat ne permet pas l’accès au minimum existentiel. Donc, des populations qui sont pour la plupart économiquement faible.

CWO

[Justice] Affaire BR SARL et ses épargnants : le CAPPE se satisfait de sa première victoire

[Justice] Affaire BR SARL et ses épargnants : le CAPPE se satisfait de sa première victoire

En justice depuis plusieurs mois, notamment depuis le 1er février 2021, contre la COBAC et la CEMAC dans l’affaire BR SARL et ses épargnants, le Congrès des Agents Publics et Parapublics de l’État (CAPPE) exprime déjà sa partielle satisfaction pour sa première victoire, estimée à 60 %, dans cette affaire dont le jugement a lieu à la Cour de justice communautaire de la CEMAC sise au Tchad.

Les épargnants BR SARL venus nombreux au siège du CAPPE pour le compte rendu. RD. EMG

Rentrés de Ndjamena au Tchad, Emmanuel Mve MBA, le président du Congrès des agents publics et parapublics de l’État (CAPPE), et la délégation qui l’y accompagnait se sont réunis hier mercredi 16 novembre 2022 à Libreville, au siège du CAPPE, pour un compte-rendu à mi-parcours aux épargnants “escroqués” par le Bâtisseur des Richesses (BR SARL), ses responsables et ses actionnaires.

C’est donc fidèle à sa méthode de travail, qui consiste, entre autres, à toujours rendre compte de ce qui est fait, que le Président du CAPPE, de retour du Tchad accompagné de son conseil et ses alliés du Bureau de Noé, est revenu sur l’ensemble des procédures entamées par son équipe depuis le début de l’affaire BR SARL jusqu’à aujourd’hui.

À cet effet, a-t-il fait état de la saisine du Tribunal de première instance de Libreville; du Tribunal international du commerce de Genève; et de la Cours de justice communautaire de la CEMAC basée à Ndjamena au Tchad. Les deux premiers étant restées sans suite favorable, seule la saisine de la troisième instance citée semble pouvoir donner de l’espoir aux épargnants.

Ainsi, lors de cette imprimante rencontre, Emmanuel Mve MBA a, dans son discours de compte-rendu, fait savoir à l’assistance, majoritairement constituée des épargnants abusés de BR SARL, la principale raison de leur satisfaction.

En effet, selon les explications données, le CAPPE, qui représente les épargnants BR SARL dans l’affaire les opposant jusque là à la CEMAC et la COBAC, peut se satisfaire d’avoir déjà réussi à remporter la première partie du combat. Car, malgré les machinations qui auraient été orchestrées par la COBAC et l’organisation sous régionale dirigée par le Pr. Daniel Ona Ondo pour que la requête introduite par le CAPPE et son conseil n’ait pas de suite favorable, la Cour de justice communautaire de la CEMAC l’a quand-même déclarée recevable.

Cependant, recommandation a été faite à la représention des épargnants BR SARL, conduite par Emmanuel Mve MBA, de bien identifier son “escroc ” et bien se préparer pour un rebondissement ciblé. Car, la CEMAC et la COBAC ont été jugées non concernées par cette affaire pour n’avoir jamais délivré une quelconque autorisation d’exercer à BR SARL.

S’installant sur le territoire gabonais en 2011 avant de fermer ses portes en 2015, ce dernier n’aurait jamais sollicité d’agrément auprès de l’autorité monétaire. Par conséquent, son son implantation illégale au Gabon n’engagerait en rien ces institutions communautaires autrefois indexées par la plainte du CAPPE.

Ainsi, bien que déjà assez satisfait pour le succès que connaît actuellement leur requête, estimé à 60 % tel qu’annoncé par Emmanuel Mve MBA, le CAPPE et le Bureau de Noé sont attendus au Tchad le 30 novembre prochain, avec leur Conseil pour le dernier délibéré de cette affaire évaluée à des milliards de nos francs.

Vivement que ce 30 novembre 2022 soit le jour tant attendu par ces 18.000 investisseurs escroqués par le fameux bâtisseur des richesses et ses complices.

UNO

Économie- CEMAC: bientôt une nouvelle gamme de billets sur le marché

Économie- CEMAC: bientôt une nouvelle gamme de billets sur le marché

L’année 2022, qui tend vers la fin, n’y parviendrait certainement pas sans susciter des changes sur le marché monétaire de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). À ce sujet, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) envisage de mettre en place de nouvelles coupures de billets, comme l’ont-ils annoncé en juillet dernier, avec un design repensé.

Vue du nouveau design du futur billet de 10.000 FCFA

Bientôt de nouvelles coupures de billets sur le marché de monétaire de la CEMAC. Aux dires du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), il songerait à la démonétisation des billets de 1992 et le retrait progressif sur le marché de ceux de 2002 pour une nouvelle émission.

Cependant, cette nouvelle émission de billets n’aura aucun impact sur la valeur des billets. Car, les coupures de 500, 1000, 2000, 5 000 et 10 000 y demeureront, à la seule différence qu’un nouveau design et des conditions de sécurité plus renforcées seront mis en place. L’autre changement perceptible sur les nouvelles coupures de billets BEEAC est présence des écrits en anglais et en arabe, même si d’aucuns pourraient se demander, pour qu’elle utilité.

S’agissant des pièces de monnaie, celles de 1, 5 et 10 francs CFA pourraient disparaître pour des raisons de manque d’usualité. Quant à celles de 25, 50, 100 et 500 francs CFA, elles subiraient une cure de jouvence pour nous paraître avec un nouvel alliage.

Toutefois, l’opion s’interroge toujours sur cette problématique. Il faudrait toujours songer à apporter des changements formels, mais pour quels réels intérêt et impact dans l’économie des pays de la sous-région? Surtout quand on sait que pour beaucoup, le véritable changement et la bonne nouvelle serait indubitablement la mort totale du franc CFA et non un simple changement de coupure de billets avec, ou pas, un nouveau visage.

CWO

[Economie] Fin du FCFA en Afrique centrale : le professeur Daniel Ona Ondo dit ne pas faire comme l’eco en Afrique de l’ouest

[Economie] Fin du FCFA en Afrique centrale : le professeur Daniel Ona Ondo dit ne pas faire comme l’eco en Afrique de l’ouest

Le Gabon a abrité, du mardi 30 août au 1er septembre 2022, les états généraux de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Des états généraux tenus sous le thème de la  »Consolidation des acquis et perspectives », avec pour objectif de faire le diagnostic complet par rapport au fonctionnement de la Communauté après la mise en œuvre du Programme de Réformes Institutionnelles (PRI).

Si le franc des colonies françaises d’Afrique (F CFA) est bientôt un vieux souvenirs pour les pays de l’Afrique de l’ouest, grâce à l’accord de coopération signé le 21 décembre 2019 entre Emmanuel Macron, président de la République française et les gouvernements des Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine, celà ne semble pas être le cas pour l’Afrique centrale à entendre Daniel Ona Ondo, le président de cette institution sous régionale.

En effet, depuis mardi 30 août jusqu’au 1er septembre 2022 se tenait à Libreville, au Gabon, les états généraux de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC).

Lors de ces assises, il était question pour les représentants des pays membres d’évoquer les questions et maux qui minent la sous région d’une part, mais également de traiter la question relative au FCFA, d’autre part.

C’est donc dans cette circonstance que le professeur Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la CEMAC, a évoqué son intention de ne faire comme l’Afrique de l’ouest.

Selon lui, il serait pas question que la sous région fasse du copier-coller au modèle de l’Afrique de l’ouest avec l’eco qui, semble-t-il n’aurait pas eu un énorme progrès hormis le changement de nom et la récupération des réserves au trésor français.

 »...les gens voient ce qui se passe actuellement en Afrique de l’Ouest avec l’eco. Cela n’a pas beaucoup avancé en Afrique de l’Ouest  », a-t-il mentionné, avant de d’ajouter que la seule avancée pour eux serait  »qu’ils ne déposent plus leurs réserves aux comptes d’opérations. La France leur a remis leurs réserves…Ce n’est pas un copier-coller ».

Ainsi, au vu de ces propos du Premier responsable de cette institution communautaire sous régionale, notamment la CEMAC, l’on est tenté de croire que l’Afrique centrale ne serait pas encore prête à couper le cordon ombilical avec son colonisateur, la France, en matière de changement de monnaie, alors que l’Afrique de l’ouest est déterminée à en finir et la mettre aux oubliettes.

CWO

Multimédia : Apple en voie de poser ses valises au Gabon dans les tous prochains jours 

Multimédia : Apple en voie de poser ses valises au Gabon dans les tous prochains jours 

Après son l’implantation au Cameroun le 12 août dernier, en ouvrant des centres Apple «Icenter», le société américaine compte s’installer au Gabon dans quelques jours. Un nouvel investisseur qui sans doute pourrait créer de l’emploi dans le pays.

Créée le 1er avril 1976 dans le garage de la maison d’enfance de Steve Jobs à Los Altos en Californie par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne, puis constituée sous forme de société le 3 janvier 1977 à l’origine sous le nom d’Apple Computer, la multinationale américaine Apple, exerçant dans la fabrication et l’entretien des ordinateurs Macintosh, l’iPod, l’iPhone et l’iPad, la montre Apple Watch, le lecteur multimédia iTunes ou des logiciels à destination des professionnels tels que Final Cut Pro et Logic Pro, posera ses valises au Gabon dans les tous prochains jours.

L’information nous émane du site d’information Ecomatin.net qui a relayé la nouvelle comme une traînée de poudre. effet, l’entreprise s’est lancée dans un programme d’implantation des centres Apple en Afrique. Ceci dit, cette implantation pour le cas du Gabon pourrait créer de l’emploi dans le pays. Quand on sait que Apple c’est 137 000 employés en 2019 et un chiffre d’affaires annuel pour l’année 2020 de 111,4 milliards de dollars.

Au-delà de cet avantage en matière d’employabilité, on compte également celui de permettre aux utilisateurs de cette marque d’acheter ces produits sur place et faire l’entretien de ces appareils sur le sol National sans pourtant aller à l’extérieur.

[Gabon] Transport suburbain: bientôt des réformes pour réglementer activité des « Clandos »

[Gabon] Transport suburbain: bientôt des réformes pour réglementer activité des « Clandos »

L’activité de transport suburbain pourrait bientôt connaître d’importantes réformes, allants dans le sens d’un début de réglementation de l’activité. Principaux acteurs de cette activité, les clandomen de la Capitale gabonaise (Libreville) se sont retrouvés, hier mercredi 15 juin 2022, autour du président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), pour être edifiés sur des mesures qui sont en voie d’être prises pour harmoniser, réglementer ou encore encadrer leur activité. De ces mesures, on compte l’harmonisation de la couleur des véhicules et l’importance de la propreté dans l’exercice de cette activité.

Fonctionnant depuis belle lurette comme un secteur d’activité anarchique et informel, l’activité de transport suburbain veut faire peau neuve, en se créant une nouvelle image, et donc, une nouvelle identité, pouvant facilité son identification parmi les autres secteurs.

C’est en ce sens que ce mercredi 15 juin 2022, Jean Robert Menié, le Président du SYLTTEG, a procédé à la sensibilisation des acteurs de cette activité sur les mesures qui sont en voie d’être prises pour mieux la réglementer.

De ce fait, il a fait savoir à ses syndiqués la nécessité de l’approche de la couleur unique pour tous les clandos de la ville. Ainsi donc, c’est la couleur du soleil, pour ne pas dire la couleur jaune, qui a trouvé l’approbation de tous.

Ainsi, lorsque tout sera fin prêt, les véhicules de transport suburbain de la ville de Libreville, prosaïquement appelés clandos, seront facilement identifiables grâce à la couleur jaune qui sera la même pour tous.

Mais en attendant, le président du SYLTTEG a appelé les uns et les autres à déjà se tenir prêts pour cette réforme, mais aussi à s’arranger à toujours garder leurs véhicules propres, vu leur importance et le rôle qu’ils jouent dans le quotidien des citoyens.

<<… pour l’instant, préparez-vous à mettre vos voitures en jaune. Je suis venu vous dire de mettre les voitures en jaune, arrangez vos voitures>> leur a-t-il annoncé avant d’ajouter ce qui suit, pour pas faire allusion à l’achat des numéros de portières qui sont un autre élément de repérage.

<<Si on veut identifier les clandos, il faut non seulement la couleur mais aussi les autocollants sur lesquels se trouvent des numéros d’identification. Ça permet de distinguer ceux qui sont en règle aux vrais clandestins qui circulent à travers la ville>>.

Entre temps, Monsieur Jean Robert Menié a invité ces derniers à veiller à la propreté de leurs moyens roulants qui, souvent très sales, mettent en mal leurs clients, salissant parfois leurs tenues alorsqu’ils sortent tout propre de chez eux et, sont censés rentrer tels qu’ils sont sortis, donc propres.

Après cette rencontre d’hier, d’autres sont prévues dans les tous prochains jours avec le maire de Libreville, dans l’optique de valider toutes ces propositions de réformes et les faire appliquer.

CWO

[Société] Gabon: de la problématique des parkings et de leur sécurité à Libreville, des jeunes en profitent pour créer une Activité Génératrice de Revenus

[Société] Gabon: de la problématique des parkings et de leur sécurité à Libreville, des jeunes en profitent pour créer une Activité Génératrice de Revenus

Parquer dans certaines zones de la capitale gabonaise, Libreville, est un exercice difficile et très préoccupant pour plusieurs automobilistes. Entre les casses des véhicules et les vols, et les sabots des agents de la police nationale et ceux de la Maire de Libreville, les propriétaires des véhicules vivent avec beaucoup d’angoisse cette expérience. C’est donc de la nécessité de sécurisation de ces aires de stationnement que s’est offerte aux jeunes, une opportunité pour en faire une activité génératrice de revenus (AGR).

Comme qui dirait, c’est le besoin qui donne des idées et crée de l’emploi dans tous les secteurs d’activités pour qui veut.

C’est dans cette optique que des jeunes compatriotes, au chômage pour la plupart, se sont saisis de cette opportunité pour en créer une nouvelle activité, qui marche assez bien depuis plusieurs années, mais qui, parfois, passe inaperçue.

Il s’agit de l’activité de  »gardien de véhicules et d’aide à la manœuvre » dans les différents parkings de la capitale gabonaise.

En effet, la problématique de parkings dans la ville a permis aux jeunes (élèves,  chômeurs et désœuvrés), de se mettre au service des propriétaires des automobiles à la quête d’un endroit sûr pour stationner en ville ou dans certains centres commerciaux de la capitale, sans avoir à craindre une éventuelle de véhicules, un vol ou voir un sabot, de la police ou de la Mairie, contre une des roues de leurs voitures.

<<Nous sommes là pour aider les gens qui veulent stationner un moment et faire leurs courses, ou aller dans leurs lieux de travail, mais aussi, pour garder leurs voitures. Je le fais depuis 4 ans déjà. Ça me permet de prendre soin de moi, de ma fille et sa mère, sans oublier ma mère qui est malade>>, nous a confié Alex Kombila, avant d’évoquer l’aspect financier de son activité. <<…certains nous donnent 300 FCFA, 500 FCFA, c’est selon les humeurs du client. Car tu peux tomber sur quelqu’un qui te donne 1000 FCFA ou 2000 FCFA>>.

Ce qui augure que, certains  »clients » apprécient le service que leur proposent ces jeunes et trouvent tout de même des avantages dans cette offre de service qui aujourd’hui, se fonctionne encore de manière anarchique.

<<Ce qu’ils font nous aide à parquer et faire, ce qu’on a à faire, tranquillement, sans avoir peur de se faire voler>> nous a confié Angélique Koumba.

CWO